La plus populaire des compagnies aériennes Low-Cost c’est sûrement Ryanair. Ses prix si attrayants attirent l’attention de milliers de passagers qui pendant ces dernières années et en échange d’un vol pas cher, ils ont fait le sacrifice de renoncer au confort que les lignes aériennes traditionnelles offrent en général. L’un de ces inconvénients est bientôt arrivé à sa fin.

Si la sentence prononcée par le Tribunal de Commerce de Barcelone se maintient en dépit de l’appel prévisible de la compagnie, Ryanair serait obligée d’imprimer elle-même les cartes d’embarquement de ses clients. Jusqu’à présent, c’est une gestion que les passagers doivent effectuer par leurs soins, pour éviter de payer 40 €uro pour les “pass” émises par la championne des Low Cost européens dans les aéroports espagnols.

Le jugement est structurée autour de l’action en justice présentée par l’avocat Dan Miró, le cerveau du site retrasos.net, où la clause contractuelle imposée par Ryanair est considérée un abus envers les usagers. Le juge Barbara María Cordoba, du Tribunal de Commerce nº 1 de Barcelone, a partiellement estimé cette action en justice, en concluant que Ryanair, comme le reste de compagnies aériennes, est assujettie aux normes nationales, européennes et internationales qui se rapportent à la navigation aérienne. Pour les compagnies aériennes, le fait d’imprimer les cartes d’embarquement, c’est une obligation.

Bien que le jugement ne soit pas encore définitif et par conséquent la compagnie n’a pas l’obligation de l’accomplir, les responsables de Ryanair sont allés au devant en signalant que si le jugement sans appel se confirme ils refuseront l’accès à bord à tout les clients qui n’auront pas la carte d’embarquement en arrivant à l’aéroport. Pour assurer cette mesure, la compagnie aérienne Ryanair retirerait totalement son service d’impression in situ, sans tenir en compte les inconvénients. Cette histoire arrivera sûrement à la Cour de Justice de l’Union Européenne et les associations de consommateurs européennes pourraient bien embrayer sur la décision de la justice espagnole. Le temps nous dira de quel côté la balance va s’incliner.

Etiquetas: , , , , , , , , , , ,